( AFP / ERIC PIERMONT )
Le géant des services à l'environnement Veolia a annoncé mardi son ambition de générer un milliard d'euros de chiffre d'affaires annuel dans des centres de données et la fabrication de semi-conducteurs à compter de 2030, en promettant de rendre le fonctionnement de l'activité plus durable.
Des data-centers toujours plus gourmands en énergie, des milliards de mètres cube d'eau pour les refroidir, la génération de tonnes d'émissions de CO2 et de déchets électroniques: l'essor de l'intelligence artificielle (IA) générative inquiète, de par son empreinte environnementale grandissante.
Afin de répondre à ces inquiétudes, Veolia compte "accélérer" sa croissance dans l'industrie des centres de données et de la microélectronique, avec pour objectif un milliard d'euros de chiffre d'affaires annuel sur ces deux marchés d'ici 2030", soit un quasi-doublement de ces activités, a annoncé mardi sa directrice générale, Estelle Brachlianoff, lors d'une conférence thématique.
Aux Etats-Unis, "de nombreux centres de données, nouveaux ou en projet, suscitent une forte opposition de la part des riverains qui estiment qu'ils sollicitent excessivement le réseau électrique, augmentent les coûts des services publics (notamment la consommation d'eau pour le refroidissement), génèrent des nuisances sonores importantes, et ce sans créer d'emplois significatifs", compromettant la croissance de cette activité, relevait en janvier une étude d'Oxford Economics.
Veolia, qui a présenté une "solution intégrée" baptisée "Data center resource 360", devant un parterre d'analystes, de journalistes et d'investisseurs, promet notamment "jusqu'à 20% de réutilisation d'énergie et 95% de recyclage et de réutilisation" des milliers de tonnes de déchets générés par le secteur.
Le groupe propose notamment de "réduire significativement l'empreinte carbone" des data-centers, "grâce à des projets de récupération de chaleur" qui les transforment "en fournisseurs de chaleur pour les territoires et les industriels, avec une énergie locale décarbonée".
Concernant l'eau de refroidissement, "au lieu de simplement la consommer, nous la traitons, la réutilisons et la renouvelons, ce qui nous permet de réduire notre empreinte hydrique jusqu'à 75%", a assuré Mme Brachlianoff.
Le groupe a également rappelé être un utilisateur grandissant de l'IA générative, pour améliorer l'efficacité de ses usines: il compte "doubler la part des gains d'efficacité issus du numérique et de l'IA pour atteindre 50% de l'efficacité opérationnelle d'ici 2030, contre 23% en 2025".
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